La municipalité souhaite mettre progressivement en place des pratiques d’entretien des espaces verts plus vertueuses comme « la gestion différenciée » dans les espaces publics.

Qu’est ce que la gestion différenciée ?
La gestion différenciée consiste à adapter le mode d’entretien de chaque espace vert communal en fonction de ses usages et de ses caractéristiques.
Des interventions moins systématiques et plus personnalisées aux sites permettent de garantir des habitats plus équilibrés, plus résistants et susceptibles d’accueillir une plus grande biodiversité. La nature est toujours domestiquée mais l’intervention humaine est moins visible.
Le but d’une gestion différenciée :
- Favoriser des refuges pour la biodiversité et diversifier les habitats. En effet, les prairies abritent de nombreuses espèces animales, notamment les auxiliaires du jardinier (une aide précieuse à lutter contre les ravageurs). Dans ces milieux la diversité végétale est plus importante. Des plantes de familles, de genres et d’espèces différentes (protégées pour certaines) cohabitent et se répartissent naturellement l’espace. A l’inverse le caractère quasi mono-spécifique (très peu d’espèces végétales) d’un gazon n’est pas vecteur de renforcement de la biodiversité animale.
- Offrir un accès facilité à l’eau pour les arbres et arbustes. Les inflorescences et les tiges des graminées captent l’humidité de l’air, qui redescend sous forme de gouttelettes jusqu’au sol. Cette eau pénètre au niveau des racines et ce même pendant des étés très chauds et secs.
- Limiter l’érosion des sols. La prairie permet à chaque type de plante qui la compose de développer son réseau racinaire. L’eau de pluie s’infiltre mieux dans le sol. Tandis que le gazon expose les sols à la battance de la pluie et à l’érosion.
- Constituer une source de nourriture. Les tontes répétées sont très énergivores et entraînent la disparition de fleurs sauvages. C’est une perte importante de nourriture pour de nombreux insectes, alors qu’une limitation de la tonte favorise le maintien des populations d’insectes et permet de maintenir une alimentation satisfaisante des pollinisateurs. Les pollinisateurs et les ravageurs étant eux-mêmes une source de nourriture pour leurs prédateurs (oiseaux, chauve-souris, etc.)
- Réduire son impact environnemental. Une prairie stocke le CO² lorsque le gazon, du fait des tontes régulières, le relâche. Les herbes hautes protègent le sol et ceux qui y vivent des rayons directs du soleil. Tandis que le gazon tondu court l’expose aux rayons UV.