Les produits phytopharmaceutiques (PPP), plus communément appelés « pesticides », sont utilisés pour protéger les plantes d’autres organismes considérés comme nuisibles. Il s’agit des herbicides, fongicides, insecticides, acaricides…
Conçus pour détruire des organismes vivants, ces produits de synthèse ne sont pas sans conséquence sur l’environnement et sur notre santé, à plus ou moins court terme.
Aussi, la vente, la détention et l’utilisation des PPP de synthèse sont interdites pour les jardiniers amateurs et les professionnels non agréés. Le non-respect de ces obligations constitue un délit et peut être sanctionné par de lourdes peines : six mois d’emprisonnement et 150 000 € d’amende. Ces sanctions sévères sont identiques à celles prévues pour les professionnels qui ne respecteraient pas les conditions d’usages de ces produits.
Seuls des produits portant la mention EAJ (Emploi autorisé dans les jardins) peuvent être employés. Mais, quel que soit le produit utilisé, l’application directe sur le réseau hydrographique (points d’eau*, mares, fossés, canaux, bassins de rétention d’eaux pluviales, caniveaux, bouches d’égout…) et à moins de 5m des points d’eau est interdite. En outre, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques par pulvérisation au voisinage des points d’eau doit être réalisée en respectant la zone non traitée (ZNT) figurant sur l’étiquette.
Le site internet www.jardiner-autrement.fr fournit de très nombreuses informations pratiques pour jardiner sans PPP en s’appuyant sur les équilibres naturels, le choix de végétaux locaux bien adaptés à leurs milieux de vie, une bonne gestion de l’eau et en favorisant les auxiliaires. Si toutefois ces méthodes ne suffisent pas à maintenir les attaques de bioagresseurs ou les maladies, certains produits autorisés peuvent alors entrer dans l’entretien du jardin. Comme mentionné ci-avant, les produits portant la mention Emploi autorisé au jardin (EAJ) peuvent être utilisés par les particuliers. Il s’agit des produits de biocontrôle (ex : les coccinelles pour lutter contre les pucerons), des substances à faible risque (ex : le phosphate de fer contre les limaces) et des substances de base (ex : l’huile de tournesol comme fongicide).
Dans tous les cas, il est indispensable de bien lire les étiquettes avant d’employer un produit et d’en respecter les préconisations d’utilisation. Et ne pas oublier que, même à faible risque ou EAJ, ces produits ne sont pas neutres pour l’environnement et la biodiversité.
Les emballages qu’ils soient vides ou non doivent être déposés en déchetterie. De même pour tous les PPP interdit depuis 2019, leur dépôt en point de collecte est gratuit et, plus encore, la détention de PPP dont l’usage est interdit constitue un délit. Renseignez-vous auprès de votre commune ou consultez le site internet suivant pour trouver le point de collecte le plus proche : https://www.ecodds.com/particulier/ou-deposer-vos-dechets-chimiques